L’administration Trump se prépare à réduire les aménagements professionnels liés à la grossesse et à la santé reproductive, selon sept personnes au fait des discussions concernant ces projets.
Ces changements limiteraient l’impact de la loi de 2022 sur l’équité pour les travailleuses enceintes, conçue pour combler les lacunes des protections contre le handicap et la discrimination dont bénéficient les employés. La loi visait à aider les travailleuses enceintes à obtenir des aménagements tels que des pauses pour aller aux toilettes et boire de l’eau, une dispense de tâches impliquant le port de charges lourdes et des congés pour les rendez-vous prénataux.
La portée des règlements mettant en œuvre la loi fait l’objet de contestations depuis leur rédaction. Des conservateurs, dont certains avaient soutenu la législation, ont affirmé que les règles rédigées par la Commission américaine pour l’égalité des chances en matière d’emploi allaient au-delà des protections liées à la grossesse en couvrant l’avortement, les traitements de fertilité ainsi que les procédures et affections connexes.
Un resserrement des règlements serait cohérent avec d’autres mesures prises par Andrea Lucas, la présidente de la Commission, pour revenir sur ce qu’elle a décrit comme des excès de l’administration Biden. L’agence a ciblé les programmes d’entreprise en matière de diversité, d’équité et d’inclusion, abandonné certaines affaires de discrimination et cessé de faire appliquer les protections professionnelles des employés transgenres.
La possible marche arrière s’inscrit dans une série plus vaste de mesures exécutives affectant le monde du travail américain, notamment la suspension de l’application des règles relatives au harcèlement sexuel et l’encouragement d’un nombre réduit de mères à travailler en dehors du foyer.
Sources: The New York Times Business.